Préambule du Président M.Scherrer, dans le bulletin d’information de 2005.
Depuis dix-sept ans !
« …. Voici dix-sept ans qu’il en assemblait les premiers éléments… On comprend l’impatience de mettre la touche finale !
La promesse d’héberger cette maquette dans un musée spécialement conçu au rez-de-chaussée du château-bas, n’ayant pas été retenue, les sociétaires se sont débrouillés par leurs propres moyens. La maquette sera installée dans la salle de l’ancienne école nouvelle attraction, que des éclairages mettront en valeur, pourra être visitée en même temps que les tombeaux des princes de Sedan au temple protestant.
Article issu du bulletin d'information de la SHAS de 2005, reprenant un article du journal l’Ardennais du 14 novembre 2005 de Dominique Berthéas.
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Maquette de Sedan : Une leçon d’histoire au 1/300e !
Depuis les journées du Patrimoine, la maquette de sedan de 1830 est enfin visible du grand public. Un chef d’œuvre de minutie qui est une vraie leçon d’histoire en trois dimensions. L’immense puzzle de près de 7 mètres sur 4 que Jean Jacques Dromby a mis dix-sept ans à réaliser a été transportée avec moult précaution dans une salle située derrière le temple – cette salle sera louée par la Société d’Histoire (SHAS) à la paroisse de l’église réformée à partir du 1er décembre. Sur les 80 éléments, une partie se trouvait dans le garage et dans la cave de Jean Jacques Dromby. D’autres au local du Quartier Fabert. Aujourd’hui toute la ville est reconstituée, exactement telle qu’elle se présentait au début du XIXème siècle, enserrée dans son étroit corset de fortifications, de fossés et de bastions. « Au départ nous étions neuf bénévoles », souligne l’historien qui tient à associer Jean Marie Sommelly, Michel Bertheloodt, Guy Vautier, Christian Pale, Francis Jaminet, Brigitte Maire, Claude Paris et Daniel Touret dans ce projet que l’on pourrait qualifier de pharaonique ! Car même au 300e, reconstruire une ville était un sacré pari. Un pari que Jean Jacques Dromby a réussi à relever, moyennant d’innombrables calculs, à grands renfort de contreplaqué, de carton et de papier. Et trois heures quotidiennes de labeur ! L’idée lui est venu à la Rochelle en visitant la Tour de la Chaine où se trouve la maquette de la ville au XIVe siècle. « Je me suis dit que l’on pourrait sans doute faire mieux à Sedan ». Toute la ville est reconstitué dans ses moindres détails : de Floing au Fond de Givonne et de la Prairie au Fond des buses, pas une seule cheminée ni un seul jardin ne manquent à l’appel ! Mais le plus impressionnant est de découvrir l’incroyable système de fortification dont l’essentiel fut démoli après 1870 et de retrouver les quartiers disparus lors du bombardement de mai 40 entre la rue Gambetta et la Meuse : « 34% de la cité », précise l’historien qui a travaillé à partir des plans conservés aux Invalides. Ces « plans reliefs » acaient été établis en 1835 par les deux géomètres Leymanerey et Boittard.
« Une place de premier ordre »
« J’ai toujours été un passionné de fortifications bien que non militariste. Ça a de la gueule comme on dit » ! Sourit l’historien qui a ainsi rebâti patiemment les quelques trois kilomètres de bastions ponctués de quatorze ouvrages fortifiés dont le château. Une « place de premier ordre » « malgré quelques bizarreries » selon Vauban qui en connaissait un rayon ! Aujourd’hui la maquette de la SHAS fait resurgir cette ville primitive et vient remplacer deux autres maquettes disparues. La première avait été embarquée en 18015 par les prussiens à Berlin. Une seconde fut alors commandée par l’état major des armées en 1841 et se trouverait soit dans un entrepôt à Longjumeau soir aux Invalides. Mystère non élucidé…. Autant dire que la troisième est un vrai trésor que la société d’histoire a bien l’intention de mettre en valeur par une scénographie sur laquelle travaillent déjà Benoît et Fabien Dromby, les petits fils de l’historien. Au grand regret de la municipalité qui rêve de remmener le bel ouvrage au château…
Suivez le guide…
L’association a entrepris de rénover la salle où est exposée la maquette mais samedi le public était invité à la découvrir. En attendant des panneaux d’exposition, Jean Jacques Dromby a préparé plusieurs circuits de visites : les bâtiments religieux, avec l’ancienne église Saint-Louis, le vieux temple installé dans l’ancien couvent des filles de la Propagation de la Foi, Saint Charles et la Chapelle de l’Hôpital ; les bâtiments industriels avec les nombreuses fabriques, la plus importante étant le Dijonval entièrement reconstitué ici ; les bâtiments militaires avec les deux bâtiments s initiaux du Quartier MacDonald, le Quartier Fabert et bien sur le château et palais des princes. Enfin le circuit des fortification urbaine entamé par Françoise de Bourbon puis Henri de la Tour d’Auvergne qui fit venir l’ingénieur de Henri IV, Errard de Bar-Le-Duc afin de poursuivre le bastionnement après 1558. Jusqu’au XIXe siècle, les ouvrages fortifiés ont sans cesse été complétés pour parvenir à un redoutable ensemble défensif comprenant un chemin couvert, des remparts en demi-lunes hérissés de canons et des fossés où patrouillaient les soldats. Avec des poudrières, des tours et des casemates de tous côtés. « A chaque progrès de l’artillerie répondait un renforcement des fortifications : l’ensemble construit à Sedan était tellement dissuasif que les Autrichiens renoncèrent à s’y frotter à la fin du XVIIIe » l’explique Jean Jacques Dromby. La SHAS organise le 25 novembre, à18 heures, une conférence sur l’évolution architecturale des fortification, du Xe au XVe siècle, qui sera présentée par Cedric Moulis, historien spécialiste des fortifications, et membre associé du CNRS et professeur a Nancy II.
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Corne de Torcy
et sa caserne
(Futur Quartier MacDonald)



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