Longtemps hors les murs
journal l'Ardennais 25 novemmbre 2009
Le faubourg du Ménil au début du XIXe siècle comme vu d'avion sur la maquette réalisée par Jean-Jacques Dromby.
D'après les historiens, le faubourg du Mesnil (signifiant hameau, domaine rural) a longtemps été «hors les murs». « Ses 24 maisons qui apparaissent sur le plan d'Edouard Depaquit n'ont été intégrées à la ville qu'au XVIIe siècle au moment de l'édification, sous Henri de La Tour d'Auvergne, de la Corne du Menil dont le Palatinat est un reliquat, et de la Porte de Balan, la plus belle de Sedan », indique Jean-JacquesDromby. Comme cette rue était à l'époque route nationale, les façades de ces maisons étaient particulièrement élégantes. Notamment la Maison Collinet (lire par ailleurs) et l'ancien couvent des Sœurs de Sainte-Chrétienne endommagé en 40. Elles donnaient notamment sur le terrain de manœuvres réservé aux nombreux militaires de la caserne Fabert.
Au moment du déclassement de la place-forte de sedan, après 1875, l'enceinte a été démolie, et avec elle la Porte de Balan. La rue Vuidet-Bizot est devenue l'axe principal dans le prolongement de l'avenue de Verdun, transformant l'ancienne route en petite rue. De nombreux commerces sont apparus et ont subsisté jusqu'à une période assez récente, malgré des dommages sévères dus à la guerre. Une importante cave à vins se trouvait notamment au pied du Palatinat, sur l'actuel espace vert et un maréchal-ferrant côté place Nassau. Mais la corne du Palatinat, elle, domine toujours la rue. « Enfants, au moment des exercices d'évacuation à Nassau, nous allions toujours nous asseoir sur les marches de l'escalier enterré », évoque l'historien qui invite les Sedanais à venir visiter le faubourg du début XIXe grâce à sa Maquette exposée derrière le temple.