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lien permanent pour la souscription : https://www.fondation-patrimoine.org/les-projets/monument-allemand-de-sedan

Actualités 2017

Un groupe de tourites allemands est venu apporté son soutien à la restauration du monument avec un chèque de 13 000 €, nous remercions Mrs Schwinge et Masson pour l'organisation de ce voyage et les échanges très intéressants que nous avons eu.

http://jalbum.net/fr/browse/user/album/1784071

 

 

Actualités 2016

La Ville de Sedan a produit un "Focus" sur le monument allemand, retrouvez le ici en français et en allemand. France bleu a aussi consacré récemment des émissions au sujet.

 

La souscription publique est désormais lancée, vous pouvez y participer en vous rendant sur le site de la Fondation du patrimoine :

https://www.fondation-patrimoine.org/les-projets/monument-allemand-de-sedan

pour les allemands, il faut prendre contact avec Maecenata Stiftung.

 

défaut/Mon All sept 2016

 

Le Secrétaire d'Etat aux anciens combattants et à la mémoire, Jean-Marc Todeschini, était à Sedan le 29 janvier 2016 pour signifier tout l'intérêt que porte l''Etat Français au monument allemand du cimetière Saint-Charles.

Il était accompagné de M. Andreas Klassen, attaché culturel auprès de l'ambassade d'Allemagne en France. (photos)

Articles de l'Ardennais du 29 janvier 2016 et du 30 janvier 2016 (version téléchargeable).

 

On parle aussi du monument ici :

  Site Grégoire de Tours

      http://www.gregoiredetours.fr/xxe-siecle/grande-guerre/andre-loez-nicolas-offenstadt-la-grande-guerre-carnet-du-centenaire/

       http://www.gregoiredetours.fr/thematiques/histoire-des-arts/laurent-rieutort-et-jacques-spindler-le-tourisme-de-memoire-un-atout-pour-les-collectivites-territoriales/ 


 

Actualités 2014


L'ardennais a publié 2 articles importants quant à l'avenir du monument, le 12 avril 2014 et le 14 avril 2014.

Un article est paru dans Le Parisien du 14 avril 2014.

M. Serge Barcellini interviewé par France bleu le 21 avril 2014 donne des perspectives particulièrement intéressantes quant au devenir du monument. Il est secrétaire-général de l'association Paysages et sites de mémoire de la Grande Guerre.

 


Actualités 2013

A l'approche des commémorations du Centenaire de la Grande Guerre, de nouveaux articles évoquent le devenir toujours incertain du monument allemand du cimetière Saint-Charles :

 - sur des sites Internet :

             http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/37707

             http://ceuxde14.wordpress.com

 - dans la presse :

             Quotidien allemand Die Welt

 

Sébastien HAGUETTE, président de la SHAS, a évoqué le monument allemand du cimetière Saint-Charles lors du colloque organisé le 8 juin 2013 à l'école militaire de Paris sur le thème : "Construire l'avenir des paysages et des sites de mémoire de la Grande Guerre".

 

Quelques photos récentes :

http://www.panoramio.com/photo/73364733

http://www.panoramio.com/photo/73364725

 


La S.H.A.S. se mobilise pour sauvegarder et faire du monument allemand du cimetière Saint-Charles de Sedan un lieu symbolique de l'occupation allemande de la Première Guerre Mondiale.

Ce monument pourrait devenir un  lieu destiné à célébrer la "mémoire partagée" qu'évoque Joseph Zimet dans son rapport sur l'organisation du Centenaire de 14-18. Le tourisme de mémoire se développe et ce serait un atout important pour le Pays Sedanais.

Un collectif d'historiens spécialistes de la Grande Guerre et du Patrimoine se mobilise pour faire connaître la problématique qui entoure la sauvegarde du monument. Une après-midi débat a été organisée le 22 juin 2012 pour évoquer les monuments allemands issus de la Grande Guerre.

Reportage de France 3 Champagne-Ardenne. Le compte rendu des débats est publié dans la revue 2013 du Pays Sedanais.

Par ailleurs, de nombreux contacts en Allemagne dont des associations historiques ont déjà fait connaître leur soutien au projet de sauvegarde.

Une notice historique (reprise en bas de cette page) ainsi que la lettre adressée par les historiens au Maire de Sedan sont disponibles sur le site du CRID.

Plusieurs articles de presse lui ont été consacrés récemment : Libération du 24 avril 2012

Suite à la parution d'une dépêche de l'Agence France Presse et de l'agence Allemande DPA, plusieurs quoditiens ont publié des articles :

- en France : Direct Matin du 27 avril 2012 ; La Gazette des communes du 27 avril 2012 ; France Soir du 27 avril 2012 L'Est Républicain du 27 avril 2012 ; La Lettre du cadre du 27 avril 2012 ; Le journal de Saône et Loire du 28 avril 2012 ; L'Alsace.fr du 29 avril 2012 (en Allemand le 5 mai 2012) ; Le journal des arts du 30 avril 2012 ; l'Est Républicain du 8 mai 2012 ;

- en Allemagne : Focus.de du 4 mai 2012 ; Welt.de du 7 mai 2012 ; Preussische Allgemeine Zeitung du 29 mai 2012 ;

- En Angleterre : Le Times du 28 avril 2012 ;

Plusieurs blogs et billets portent aussi sur le monument : Forum Pages 14-18 ; www.newsring.fr ; AllemagnOmaX.com ; Histoire pour tous ;

Articles précédents :

L'Ardennais du 12 avril 2012 ; L'Ardennais du 15 mars 2012 ; L'Ardennais du 11 novembre 2011

 

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Monument commémoratif allemand du cimetière Saint-Charles de Sedan

 

C’est au cimetière Saint-Charles que se dresse le plus important monument commémoratif érigé par les Allemands dans les Ardennes durant la Première Guerre mondiale. Aujourd’hui, il est également l’un des plus imposants de tous ceux réalisés par les troupes de Guillaume II dans les territoires français passés sous leur domination entre 1914 et 1918.


Les Allemands décident dès septembre 1914 de créer un carré militaire dans le cimetière municipal de Sedan pour enterrer leurs soldats morts dans le secteur. Sur le mur du fond, les Allemands ont fait graver sur des plaques de marbre le nom des soldats morts. Au centre du mur est créée une croix en or entourée de deux couronnes vertes. Celle-ci n’existe plus, tout comme le mur du fond. Les plaques se trouvant tout autour du monument, où étaient aussi inscrits des noms de soldats morts ne se trouvent plus sur place, seuls leurs emplacements sont encore présents.


A partir de 1915, les occupants décident de sacraliser cet espace en construisant un grand monument destiné à rendre hommage aux troupes tombées au champ d’honneur. Lony, professeur à l’école d’architecture de Trèves, et officier délégué, fit les plans de cet édifice. La construction s’étale de juin à octobre 1915, elle est réalisée par des soldats d’une division sanitaire stationnée à Sedan. Pour les matériaux, le choix de l’architecte se porte sur le fer et le béton, matériaux novateurs pour ce genre d’édifice : c’est un des premiers monuments réalisés en béton armé.


L’architecte fait construire un mur pour délimiter le carré Allemand du reste du cimetière. Il décide d’utiliser la pente en construisant deux terrasses. Au centre, il place un monument important : 9,3 mètres de long et 5, 35 mètres de large. L’édifice a des allures de monuments antiques avec ses quatre colonnes doriques. Celui-ci semble être une porte d’entrée vers le ciel, selon les souhaits de son concepteur. Sur chaque côté est ménagée une entrée. Les deux piliers principaux aux angles de la façade sont couronnés par des fruits stylisés.

La façade principale porte une inscription de quatre lignes, texte poétique de Joseph von Lauff :


Kämpfend für Kaiser und Reich, nahm Gott uns die irdische Sonne ;
Jetzt vom Irdischen frei, strahlt uns sein ewiges Licht.
Heilig die Stätte, die ihr durch blutige Opfer geweiht habt!
Dreimal heilig für uns durch das Opfer des Danks
.

 

Combattant pour l’Empereur et pour l’Empire, Dieu nous a pris le soleil terrestre.
Maintenant, libérés de toutes choses terrestres, sa lumière éternelle nous illumine.
Sacrée soit cette place, que vous avez consacrée par des victimes sanglantes.
Trois fois sacrée pour nous par le sacrifice du remerciement.

 

À l’intérieur, sur le plafond, trois couronnes végétales entourent deux croix de fer. Au centre, l’ordre « pour le mérite » est représenté.
Son implantation à Sedan n’est sans doute pas le fruit du hasard. C’est une des villes importantes de l’arrière front où sont cantonnés un grand nombre de soldats au repos ou en convalescence. La ville abrite aussi un important camp de prisonniers (l’un des plus importants du front occidental) dans le château fort. Mais Sedan est surtout pour les troupes impériales un lieu fondateur de leur nation. C’est là que le 2 septembre 1870 Napoléon III signe la capitulation de son armée face aux troupes de Guillaume Ier. Quelques mois plus tard, le grand-père de Guillaume II fonde à Versailles le IIème Reich allemand.


Le monument est aujourd’hui isolé au milieu du cimetière civil puisque toutes les sépultures allemandes ont été enlevées et déplacées vers plusieurs cimetières militaires germaniques des Ardennes (notamment celui de Noyer-Pont-Maugis qui se trouve à quelques kilomètres). Il est l’un des derniers témoignages dans le département des Ardennes des nombreux monuments commémoratifs qu’avaient construit les Allemands.

Nicolas CHARLES

 

Sources :
- Archives privées de la Société d’Histoire et d’Archéologie du Sedanais (images et documentation).
- Article de Jean-Pierre Marby dans l'ouvrage "Les Ardennes dans la Grande Guerre" intitulé "Monuments funéraires et monuments commemoratifs allemands : une mémoire condamnée" pp 127-136.
- Archives départementale des Ardennes, dossier 12 J 9 ADA.
- Numéro 47 du Beilage zum Champane Kamerad.

 


 

Traduit en allemand par M. Karl Freudenstein que je remercie :

Das deutsche Ehrenmal auf dem Saint-Charles-Friedhof in Sedan

 

Auf dem Friedhof Saint-Charles in Sedan erhabt sich das bedeutendste, von Deutschen während des 1. Weltkriegs in den Ardennen errichtete Gefallenendenkmal. Inzwischen ist es auch eines der imposantesten aller von den Truppen Wilhelms II. in den von ihnen zwischen 1914 und 1918 beherrschten französischen Gebieten errichteten Denkmäler überhaupt.

 Bereits im September 1914 beschließen die Deutschen, auf dem städtischen Friedhof von Sedan einen Ehrenteil zur Beisetzung ihrer in diesem Frontabschnitt gefallenen Soldaten einzurichten. An der Friedhofsmauer haben sie die Namen der Gefallenen auf Marmorplatten eingravieren lassen. In der Mitte dieser Mauer wird ein goldenes Kreuz angebracht, das von zwei grünen Kränzen eingerahmt ist. Dieses Kreuz ist inzwischen ebenso wie die Mauer selbst verschwunden. Die um das Denkmal herum angeordneten Platten  -  ebenfalls mit den Namen der Toten  -  sind gleichfalls nicht mehr vorhanden: lediglich die entsprechenden Flächen sind noch erkennbar.

 Ab 1915 beschließen die Besatzungsbehörden, die Fläche sakral zu gestalten, indem ein großen Bauwerk errichtet werden soll, um die auf dem Felde der Ehre gefallenen Soldaten zu ehren. Prof. Lony von der Kunstgewerbeschule Trier als Projektoffizier erarbeitet die Baupläne für das Gebäude. Die Bauarbeiten dauern von Juni bis Oktober 1915 und werden von Soldaten einer in Sedan stationierten Sanitätsformation ausgeführt. Als Baumaterialien wählt der Architekt Eisen und Beton, was für Bauwerke dieser Art damals ein Novum darstellt: es ist einer der ersten in Eisenbeton gestalteten Bauten überhaupt.

 Der Architekt lässt eine Mauer zur Abgrenzung des deutschen Ehrenteils vom übrigen Friedhof errichten. Er beschließt, das Gefälle des Geländes für die Anlage von zwei Terrassen zu nutzen. In die Mitte stellt er einen beeindruckenden Baukörper mit einer Länge von 9,5 m

und einer Breite von 5,35 m. Dieser erweckt mit seinen vier dorischen Säulen den Eindruck eines Monuments aus der Antike. Er ist nach der Vorstellung des Architekten gleichsam ein Eingangstor zum Himmel. Beide Seitenwände weisen einen Eingang auf. Die beiden Tragpfeiler an den Ecken der Fassade sind von stilisierten Früchten gekrönt.

 An der Hauptfassade befindet sich ein vierzeiliger dichterischer Spruch von Joseph von Lauff:

 Kämpfend für Kaiser und Reich, nahm Gott uns die irdische Sonne;

Jetzt von der Irdischen frei, strahlt uns sein ewiges Licht.

Heilig die Stätte, die ihr durch blutige Opfer geweiht habt!

Dreimal heilig für uns durch das Opfer des Danks.

 

An der Decke des Innenraums rahmen drei Kränze aus Blättern zwei Eiserne Kreuze ein.

In der Mitte befindet sich ein Relief mit dem Orden „Pour le Mérite“.

Dass dieses Ehrenmal in Sedan steht, ist kein Zufall. Die Stadt ist einer der wichtigsten Etappenorte und es halten sich dort besonders viele Soldaten zur Erholung oder in der Rekonvaleszenz auf. Sie war überdies auch der Standort eines großen Gefangenenlagers in der Zitadelle (das eines der größten im Bereich der Westfront darstellte). Darüber hinaus ist Sedan aber auch vor allem für die kaiserliche Armee  eine der Geburtsstätten ihrer Nation.

Hier unterzeichnete Napoleon II. die Kapitulation seiner Armee gegenüber dem Heer Wilhelms I.. Wenige Monate später rief der Großvater Wilhelms II. in Versailles das deutsche Kaiserreich aus.

 Heute steht das Ehrenmal isoliert inmitten des zivilen Friedhofs, da alle deutschen Kriegs-gräber aufgelassen und die Toten auf mehrere deutsche Soldatenfriedhöfe in den Ardennen (vor allem Noyer-Pont-Maugis, in einigen km Entfernung) umgebettet wurden. Es stellt einen der letzten Reste der ehemals zahlreichen, von den Deutschen errichteten Denkmäler im Département Ardennen dar.

 Nicolas Charles